riz-au-lait vegan sans gluten

 

un vieux riziculteur qui avait sept filles. À chacune d’entre elles, il remettait dix kilogrammes de son riz lorsqu’elles quittaient la maison. Ses six aînées étaient parties depuis plusieurs années et avaient déjà écoulé tout ce présent nacré. Il ne restait plus que la cadette, une jeune fille douce et réservée. Lorsque vint pour elle le temps de quitter son père et sa terre natale, celui-ci mit de côté dix kilogrammes de sa culture annuelle, comme il en avait l’habitude. Mais une nuit de nouvelle lune, tout son stock de riz fut volé. Le vieil homme, en découvrant ce larcin, fut encore plus peiné pour sa fille que pour lui-même, car il n’était plus en mesure de lui remettre ce qui lui était dû, comme il l’avait fait pour ses sœurs. Certes, il aurait pu trouver autre chose à lui donner, mais rien n’avait à ses yeux autant de valeur que ce riz qu’il cultivait et récoltait depuis son enfance, et qui était la base de l’alimentation familiale depuis des générations. Il savait bien que sa dernière fille ne lui demandait rien, mais un voile recouvrait son cœur car il avait l’impression de commettre une injustice, de ne pas lui donner tout l’amour et toute l’attention qu’elle méritait.

          Sa fille ressentait bien sûr de la peine, mais pour une toute autre raison que celle que son père imaginait. Elle regrettait de ne pouvoir emmener avec elle une part de son père, et désespérait de la voir si morose.
          La nuit qui précédait son départ, elle ne put trouver le sommeil. Elle trouva donc refuge dans la grange vidée de ses biens, car c’était là qu’elle avait l’habitude de se cacher pour réfléchir. Or, alors qu’elle marchait pieds nus, elle sentit quelque chose lui piquer la plante de son pied droit. En se baissant, elle découvrit un unique petit grain de riz qui brillait dans l’obscurité. C’était le seul rescapé du cambriolage qui avait ruiné son père. Elle sortit dehors, l’air était frais et les étoiles souriaient. Elle eut alors l’idée saugrenue de planter ce précieux grain dans la terre humide, puisque la vision d’un seul grain de riz pourrait attrister son père.
          Le lendemain, dès l’aube, le vieil homme se réveilla après une nuit étonnamment calme et paisible. Il avait l’habitude de savourer les premières lueurs du jour en sillonnant les allées de son jardin. Las, depuis le triste événement, il n’en avait plus le cœur. Mais cette aurore avait une couleur et une saveur inédites, et il résolut de sortir. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant devant son palier un gigantesque arbre au tronc opalin et aux feuilles d’argent, dont les minuscules fruits étaient en fait des grains de riz nacrés ! Il en récolta tant que sa grange ne fut jamais autant remplie, et il put s’acquitter avec  bonheur de son don paternel. La jeune fille le reçut avec émotion, et emmena avec elle ces dix kilogrammes de riz extraordinaire. Elle mit cependant de côté deux grains : elle en planta un dans son jardin, et en sema un autre ailleurs (mais il s’agit là d’une autre histoire).

drawing ink




Des vœux et  des présents

Avec ces petits grains de riz, symboles d’immortalité, de pureté et de prospérité en Chine, je vous souhaite une très ✨ belle nouvelle année ✨.

Pour cette aube 2016, je publie un conte est un petit peu particulier, puisque je l’ai écrit spécialement pour quelqu’un qui m’est très cher, ma maman. Et avec sa permission, je le partage avec vous aujourd’hui.


Cette année en effet, j’ai offert des
cadeaux un peu atypiques. Du fait-main, et surtout du fait-pour. Un cadeau unique que j’ai conçu et pensé pour chacun de mes proches, avec une même base : un conte, un portrait à la plume (et au joli prénom calligraphié), et… une recette. Écriture, dessin, cuisine… et poésie (toujours ♥).
Un cadeau qui en révèle autant sur celui qui reçoit et sur celui qui offre.

C’est à l’école que j’ai découvert le plaisir d’offrir des cadeaux fait-main et personnalisés. Chaque fête ou célébration était en effet l’occasion de faire un beau bricolage : Noël, Pâques, fêtes des mères, des pères et des grands-mères (les grands-pères étaient les grands oubliés)… Des cœurs roses et rouges, des poèmes écrits maladroitement, des dessins de jolie chaumière à la cheminée qui fume… Ah et les traditionnels colliers de pâtes peintes et assemblées une à une… ! Les cendriers en terre cuite, les faux vases en pots de verre sauce tomate, les boules à neige pailletée avec une figurine du Père Noël, les pots pourris… ! 
Le tout empaqueté avec soin, étiqueté et reétiqueté (il fallait bien utiliser tout le stock des étiquettes  de J’aime Lire ou d’Astrapi). 
Dès la mi-novembre, je m’attelais à la tâche. Dès le 1er décembre, j’emballai mes cadeaux, qui attendaient sagement le matin du 25 décembre pour descendre sous le sapin au son de ♪ Oh Happy Day du Golden Gate Quartet ♫ (encore aujourd’hui ♥).
Et puis j’ai grandi, je me suis désabonnée de J’aime Lire et d’Astrapi. J’ai acheté des cadeaux, toujours avec beaucoup de soin, en me disant que mes proches ne regrettaient sans doute pas mes bricolages brinquebalants et à l’utilité indéfinie.

J’aurais pu faire de même cette année. Et peut-être le ferai-je de nouveau au prochain Noël, au prochain anniversaire. Ce qui est touchant dans un cadeau, c’est toute l’attention et la réflexion qu’il a suscitées chez le donneur. Sa genèse.

Parfois la flèche se fiche en plein cœur de la cible, d’autre fois elle ripe et la rate d’un cheveu. Il y a toujours cette petite appréhension à l’ouverture du paquet : on guette un sourire, des étincelles dans les yeux, on craint la moue de déception et le regard fuyant.
On apprend beaucoup en recevant. Comment autrui nous perçoit, ce qu’il pense comprendre de nous.
Mais on apprend aussi, énormément, en offrant, en donnant, puisqu’offrir, c’est se donner un peu, beaucoup, et c’est une tentative de comprendre autrui, de lui faire plaisir, de lui offrir un cadeau qui fasse écho à ce qu’il est.

Pour ma mère donc, j’ai imaginé ce doux conte au côté parabolique. Et découlant celui-ci, deux nuances de riz au lait parmi celles détaillées ci-dessous, celles qui selon moi lui correspondaient le mieux, sans avoir la prétention d’être omnisciente, mais en m’étant nourrie de conseils précieux (naturopathie, herboristerie ♥♥, vieilles photographies et vieux souvenir…).

Les secrets d’un riz au lait vegan et onctueux

 

Le riz :

Pour en savoir plus sur cette céréale, je vous invite à lire mon article précédent sur le Pain Coussin d’Automne, aux farines de riz et de châtaigne.

Sur les conseils de Mély, j’ai opté pour un riz rond demi-complet.
♦ Le riz rond ou à grain court absorbe davantage de liquide lors de leur cuisson que le riz long, tout en restant ferme à cœur. Il est très riche en amidon, un sucre complexe qui a la particularité de lier les liquides. C’est pourquoi il est couramment utilisé dans les recettes de risotti ou de desserts qui demandent une texture onctueuse et crémeuse.

♦ Traditionnellement, le riz utilisé est un riz rond blanc, c’est-à-dire un riz dont on a enlevé toutes les enveloppes et le germe. De fait, il est essentiellement constitué d’amidon, ce qui le rend très digeste et réduit son temps de cuisson, mais il a perdu les vitamines et nutriments contenus dans le son et le germe.

Le choix du riz rond demi-complet s’est donc imposé comme un excellent compromis :
– son goût rustique est agréable mais reste discret
– son temps de cuisson est moindre que le riz complet
– ayant conservé une partie du germe et de l’enveloppe externe du grain (le son), il contient encore des vitamines et des nutriments (bien qu’en de moindres quantités que le riz complet)
– il permet d’obtenir une texture crémeuse (de par son enveloppe, le riz complet libère moins d’amidon dans le liquide, or celui-ci a une action de liant et d’épaississant nécessaire à l’obtention d’un résultat onctueux).

Le trempage préalable permet d’attendrir les grains et de favoriser l’absorption de liquide lors de la cuisson.


Le lait :


Je privilégie toujours le lait de riz pour la préparation de desserts. Sa douceur permet de réduire la quantité de sucre. Neutre et discret, il s’allie parfaitement à toutes les saveurs. Il est aussi particulièrement digeste.
Et puis il me semblait naturel d’associer le riz au lait de riz, pour le côté homogène et redondant d’un doux riz au lait de riz. 
(C’est aussi pour cela que j’ajoute parfois de la crème de riz et du sirop de riz, suivant à la lettre la recette de Mély : un dessert 100 % riz).
Dans certains cas, il peut être intéressant de l’associer ou d’utiliser un autre lait végétal (voir les suggestions plus bas), notamment pour un riz au lait brun châtaigne ou saveur amande.
Sa texture est très liquide : pour un résultat bien crémeux, il convient d’ajouter un peu de crème végétale (… de riz !).


La cuisson :

Pas de mystère : pour un résultat crémeux, il faut une cuisson lente et douce : compter au minimum 40 minutes pour les petites quantités (50 g de riz pour 500 ml de lait), et jusqu’à 1h, voire 1h30 pour les plus grandes préparations, à feu très doux et à couvert, en remuant de temps en temps.
La cuisson doit être stoppée avant que le liquide ne soit complètement absorbé, car le riz va continuer à gonfler hors du feu.


Le sucrant :

Il est important de sucrer le riz au lait à la fin car le sucre empêche une bonne cuisson du riz. Personnellement, je sucre très très peu mes desserts. Pour ce riz au lait, il m’arrive de ne pas ajouter de sucrant, de par la douceur naturelle su lait de riz, a fortiori si je l’associe à des fruits secs ou confits.
Dans les autres cas, j’apprécie la neutralité  du sirop de riz pour les versions au goût subtil (notamment les riz au lait fleuris ❀), la saveur caramélisée du sucre de fleur de coco pour le côté gourmand ou encore l’arôme atypique de certains miels (si l’on n’est pas vegan bien sûr).


dessert vegan riz

 

enluminure
 

La base pour 3 ou 4 personnes

100 g de riz rond demi-complet
1 l de lait de riz
1 gousse de vanille
0 à 60 g d’un sucrant au choix
80 ml de crème de riz (facultatif, pour un résultat trèèèèèèèèès crémeux et gourmand)
 
♦ Faire tremper le riz pendant deux heures au moins, puis les égoutter.
♦ Faire chauffer le lait de riz dans une casserole à fond épais, avec la gousse de vanille coupée en deux. Lorsqu’il frémit, ajouter le riz et mélanger.
♦ Laisser cuire à couvert et à feu très doux pendant 1 heure environ en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que le riz ait bien absorbé le lait et que la préparation soit bien crémeuse, mais encore un peu liquide, car les grains vont continuer d’absorber du liquide. Sucrer ensuite selon votre convenance et votre envie. (Ajouter la crème et bien mélanger).
Il faut veiller au grain (de riz) durant cette étape primordiale de la cuisson, car suivant la puissance de votre feu et la taille de votre casserole, le temps d’absorption du liquide ne sera pas le même. L’idéal est que ce temps soit le plus long possible (un bon riz au lait est une épreuve de patience et d’amour) afin que le résultat soit crémeux et non sec.



La palette des riz au lait


riz vegan

 

Palette blanche

Douce Lune : noix de coco-cajou
Ajouter à la fin de la cuisson 80 ml de lait de coco, 30 à 80 g de sucre de fleur de coco (ou d’un autre sucrant comme le sirop de riz ou d’agave pour un rendu plus opalin), ainsi qu’une grosse poignée de noix de cajou.
Pour encore plus de gourmandise, ajouter une noisette d’huile de coco dans le riz au lait tiédi, et/ou parsemer le tout de copeaux de noix de coco.

riz au lait vegan

Palette jaune 

Citron acidulé

Après la cuisson du riz, ajouter 3 ou 4 gouttes d’huile essentielle de citron*.  Couper des écorces de citron confit en dés et les adjoindre à la préparation. Parsemer de zestes de citron avant de servir.

Il est aussi possible de faire infuser les zestes dans le lait. Diminuer ou supprimer alors l’huile essentielle.

Jaune épicé

Avant de cuire le riz, ajouter une pincée de safran (0, 2 g environ) ou une càc de curcuma en poudre. Sucrer avec un sucrant liquide de préférence couleur dorée (sirop d’agave ou de riz, miel de fleurs si vous n’êtes pas vegans).

riz au lait vegan

Palette orangée

Orange/mandarine douce
Après la cuisson du riz, ajouter 3 ou 4 gouttes d’huile essentielle d’orange ou de mandarine douce*. Couper des écorces d’oranges confites en dés et les adjoindre à la préparation, ou sucrer avec de la confiture d’orange. Parsemer de zestes d’orange ou de mandarine avant de servir.

Il est aussi possible de faire infuser des zestes d’agrumes dans le lait. Diminuer ou supprimer alors l’huile essentielle.

Palette rouge

Hibiscus acidulé

Avant de cuire le riz, laisser infuser 20 g de fleurs d’hibiscus séchées dans le lait à feu doux pendant 10 minutes. Filtrer avant de suivre la recette de base. Ajouter à la fin de la cuisson des cranberries séchées ou des baies de goji.

riz au lait vegan

Palette rosée

Coquelicot (saveur fumée)
Avant de cuire le riz, faire infuser 20 g de fleurs de coquelicot séchées dans le lait à feu doux pendant 10 minutes. Filtrer avant de suivre la recette de base. Ajouter à la fin de la cuisson des cranberries séchées.

Palette violette

Douce Mauve

Avant de cuire le riz, faire infuser 20 g de fleurs de mauve séchées dans le lait à feu doux pendant 10 minutes. Filtrer avant de suivre la recette de base. Ajouter alors des fruits rouges ou bleus séchées (cranberries, myrtilles). Refroidi, le riz au lait peut être parsemé de poudre d’açai pour une petite note acidulée.

dessert riz vegan

Palette verte

Pistache
Avant la cuisson, délayer 1 càc bombée de purée de pistache dans le lait. Parsemer de pistaches avant de servir.

Herbe aromatique
Ajouter avant cuisson plusieurs brins de thym ou de romarin au lait de riz, ou une dizaine de feuilles de basilic. Laisser infuser 10 minutes avant de filtrer et d’ajouter le riz (saveur plus discrète), ou cuire avec le riz, et retirer les branches et les feuilles à la fin de la cuisson (la saveur sera plus prononcée).
 
Algue

Avant de cuire le riz, ajouter 1 càs de spiruline en poudre. Saupoudrer de spiruline avant de déguster.

riz au lait vegan

Palette brune

Châtaigne

Ajouter au lait de riz deux càs de purée de châtaigne non sucrée. Le riz peut aussi être cuit dans un mélange de lait de riz-châtaigne. Des flocons de châtaignes peuvent aussi cuire avec le riz (compter une bonne poignée). À la fin de la cuisson, le riz au lait peut être complété par des brisures de châtaignes, et sucré avec du miel de châtaignier ou de forêt, si vous n’êtes pas vegans.

riz vegan
Épicé
Ajouter au lait de riz 1 càc de cannelle en poudre et/ou de mélange quatre épices ou pain d’épices, ainsi que des fruits secs de couleur brune : les fruits (raisins secs, dattes et/ou figues coupées en dés) au début de la cuisson afin qu’ils se gorgent de lait, les graines oléagineuses (amandes, noisettes et autres noix) parsemées au-dessus du riz au lait refroidi pour apporter du croquant.
 
Caramel
Ajouter des fruits secs tels que des raisins secs, des dattes et/ou des figues en dés, à cuire avec le riz. À la fin de la cuisson, ajouter du sucre de fleur de coco ou du sucre complet (rapadura ou muscovado). Bien mélanger jusqu’à une complète dissolution.
Chocolat
Avant de cuire le riz, délayer 1 à 2 càs de cacao en poudre dans le lait de riz. Cuit et tiédi ou refroidi, le riz au lait peut être complété de pépites de chocolat et/ou parsemé de graines oléagineuses.
Le chocolat peut être remplacé par de la caroube en poudre.
Si vous optez pour du cacao cru ou de la caroube crue, préférez ajouter la poudre après la cuisson afin de préserver leurs qualités.

* De par leur puissance et leur concentration, les huiles essentielles doivent toujours être utilisées avec précaution. 
Leur usage est ainsi déconseillé pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants de moins de trois ans, les personnes ayant des problèmes neurologiques ou de santé graves. 
En outre, les huiles essentielles d’agrumes (citron, mandarine, orange) sont photosensibilisantes. L’application ou la prise orale de ces huiles peut ainsi provoquer, sous exposition solaire, des réactions cutanées (coups de soleil, brûlures…). Éviter donc de vous exposer au soleil durant les 4 heures suivant l’utilisation de ces huiles.
Concernant leur usage en cuisine, je vous conseille de lire à ce sujet l’article de Valérie Cupillard.



riz vegan



Sources

 

Riz au lait : quelques inspirations…

Dufey Mélanie. “Infiniment plus que du riz...” In Chaudron Pastel [En ligne]. Mis en ligne le 4 mai 2013.

Emmanuelle. “Riz au lait vegan“. In Des fruits et des légumes [En ligne]. Mis en ligne le 15 décembre 2015.
Mayane-Frémont Ellen. “Riz au lait vanille-châtaigne“. In Saveurs Végétales [En ligne]. Mis en ligne le 30 novembre 2014.
Olivo Géraldine. “Riz au lait saveur lilas + dédicace“. In My Sweet Faery [En ligne]. Mis en ligne le mardi 22 avril 2014.
 

Cuisiner avec les huiles essentielles

Cupillard Valérie. Cuisiner bio avec les huiles essentielles et les eaux florales. Paris : La Plage, 2015. 192 pages.
Cupillard Valérie. “Cuisiner bio avec les huiles essentielles et les eaux florales“. Article de presse en ligne, issu du magazine Biocontact, décembre 2006.

Fleurs

COUPLAN François, DEBUIGNE Gérard. Le Petit Larousse des plantes qui guérissent. Paris : Larousse, 2013. 1032 pages.

3 thoughts on “Riz au lait Arc-en-ciel (vegan)

  1. Ohlala ton blog est si fantastique! Tes mots, tes photos, tes recettes, je suis fan! Bravo!
    (une petite coquille : les boutons twitter et FB de ta barre de menu en haut mènent à ton template et pas à tes réseaux à toi)

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