Promets-moi d’être heureux, Célestin Robaglia (roman, 2018)

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Promets-moi d'être heureux, Célestin Robaglia

Promets-moi d’être heureux, Célestin Robaglia (roman, 2018)

Un roman feel-good à la sauce bretonne ! Gabriel est un jeune homme parisien désabusé de son travail, de ses amours et de sa vie en général. Il habite avec son cousin Nominoé, alias Noé, en pleine phobie sociale depuis une rupture douloureuse, dont le quotidien se résume à pizza-jeux vidéos. Cependant, leur vie bascule lorsque Gabriel de voit confier la garde de sa nièce, Aziliz, suite à l’accident de voiture de ses parents. Commence alors un long cheminement tant kilométrique qu’introspectif pour trouver sa place dans ce vaste monde.

Un scénario sans rien de très original, adaptant le récit feel-good introspectif dans les landes bretonnes, ce qui a le mérite de changer de l’Asie et des autres contrées exotiques. Ici, point de Bouddha, mais un druide herboriste qui parle aux animaux et aux pierres du nom d’Efflam, des vieux hêtres tortueux, des fest-noz endiablés et de vieilles longères à retaper.

Le récit est court et dynamique, sans fioritures, alternant principalement dialogues et réflexions philosophiques, sans que celles-ci soient pesantes car toujours très imagées et ludiques.

Une lecture plaisante et rafraîchissante, dont certaines idées m’ont profondément marquées sous son apparence “facile”, notamment sur le choix de nos croyances : si tes croyances te rendent malheureux, abandonne-les, car ce ne sont que des croyances. Choisis plutôt de croire en ce qui te rend heureux.

Promets-moi d'être heureux, Célestin Robaglia

Atmosphère/climat : une belle journée de début de printemps, où le paysage est d’un joli vert tendre, les températures adoucies mais encore fraîches le matin, les premières fleurs.

Saveur : fraîche et printanière, entre la menthe et les petits pois.

Parfum : une odeur d’humus, d’herbe fraîche et de bois.

Rythme : dynamique, sautillant.

Sonorité : l’eau paisible s’écoulant d’un ruisseau, quelques chants d’oiseaux, le vent bruissant dans les feuilles d’arbres, quelques craquements de bois.

Couleur : vert tendre, de l’espoir, de la nature et du renouveau.

Mots-clefs : feel-good, introspection, famille, solidarité, Bretagne, druide, nature, bonheur, amour, deuil

Fratrie culturelle :

CLÉMENT Loïc, MONTEL Anne. Les Jours sucrés. Paris : Dargaud, 2016. 145 pages.

Au décès de son père, Églantine part en Bretagne dans le village de son enfance. Sa colère ressort au même titre que ses souvenirs, ses joies et ses peines.


GAVALDA Anna. Ensemble, c’est tout. Paris : Dilettante, 2004. 603 pages.

Une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie : Camille Fauque a 26 ans et une enfance pourrie, Philippert Marquet de la Durbellière est un héritier distingué, Franck Lestafier un cuisinier hors pair, un peu faraud, dont la mère, Paulette Lestafier, se laisse mourir dans une maison de retraite. Ou comment ce qui n’aurait jamais dû arriver arriva.

En accompagnement : des crêpes bien sûr, accompagnées de cidre ou de limonade de sureau alias champagne des fées.


SANDREL Julien. La Chambre des merveilles. Paris : Calmann-Lévy, 2018. 264 pages.

Louis, 12 ans, part de chez lui contrarié. Alors qu’il rate un virage en skate, un camion le percute et il sombre dans le coma. Thelma, sa mère, est désespérée. Elle trouve le carnet de son fils où il a dressé la liste de ses rêves et des expériences qu’il aimerait vivre. Pendant quatre semaines, elle décide de les vivre à sa place. Premier roman.


ROBAGLIA Célestin. Promets-moi d’être heureux. Paris : Solar, 2018. 292 pages.

Gabriel, 27 ans, mène une vie routinière dans son deux-pièces parisien qu’il partage avec Noé, son cousin accro aux jeux vidéo. Suite à un accident de voiture, il devient du jour au lendemain le tuteur de sa nièce, Aziliz. Ce trio insolite décide de partir s’installer en Bretagne, où Gabriel rencontre un druide qui l’aide à retrouver la paix intérieure. Premier roman.

3 thoughts on “Promets-moi d’être heureux, Célestin Robaglia (roman, 2018)

  1. Coucou,
    Merci pour la découverte de ce roman positif, la tendance globale étant plutôt à la noirceur (je trouve, tu me dis si je me trompe).
    Et puis surtout, comme il y a “un druide herboriste qui parle aux animaux et aux pierres”, je vais me le procurer et me plonger dedans ! 🙂
    Bises !

    1. Bonjour Claire,
      Merci pour ton message. C’est vrai que les romans plus “cotés” sont souvent plus tragiques, et il y a une tendance à dénigrer la littérature “feel-good”. Je t’avoue que ce sont des romans que j’apprécie, mais j’ai tendance à être davantage touchée par des textes plus sombres… peut-être parce qu’ils m’émeuvent plus, ou que j’ai un côté foncièrement mélancolique ?
      Reste que cela a été un joli moment de lecture, et que cela fait du bien parfois un peu de légèreté et d’optimisme !
      Bises et à bientôt !

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