pain betterave vegan

Si l’habit ne fait pas le moine, le nom ne fait pas l’homme. C’est ce que toute le monde pensait en rencontrant monsieur Bienheureux Fleury pour la première fois. Pourtant, la lecture de son doux nom ou sa sonorité chantante était plaisante, on s’imaginait un homme jovial et gâté par le sort (bien heureux, et donc joyeux, chanceux), délicat (du genre à offrir des fleurs aux dames et à leur ouvrir les portes), doux (la fluidité fluviale du “f” associé au “l”), souriant (la terminaison en “i”) et calme, à l’écoute d’autrui (l’assonance silencieuse en “eu”, beaucoup moins criard que les patronyme en “a”).
Mais, pour son malheur, le patronyme de monsieur Bienheureux Fleury lui seyait comme une moufle au pied. C’était un grand gaillard nerveux et dégingandé (oui oui l’orthographe est correcte, bien qu’on le prononce “guingandé“), un de ceux dont on dit qu’ils ont grandi trop vite, comme une élastique détendue. Son visage pâle (il ne supportait pas le soleil) semblait complètement disproportionné par rapport à ses immenses yeux noir charbon rehaussés de fins cernes violacés (il n’aimait pas la nuit et souffrait d’insomnie, quand ce n’était pas de somnambulisme, ajoutez à cela des cauchemars effroyables). Sa touffe de cheveux couleur de jais était toujours trop longue pour être courte et trop courte pour être longue. Une allure de vampire ou d’Edward aux mains d’argent un peu rebutant. De fait, les personnes à qui on le présentait de visu ne pouvait s’empêcher, en entendant son nom, de hausser un sourcil, voire les deux, voire de béer la bouche, voire de rire nerveusement tant le contraste était saisissant.
          Néanmoins, ce petit air gothico-mélancolico-romantico-dépressif aurait pu lui donner un certaine charme, une certaine aura, s’il n’avait pas eu le caractère exécrable. C’était un spécimen rare de pessimiste chronique, d’une humeur toujours aussi noire que ces cheveux (ou plutôt que ses yeux, car à bientôt trente ans, il commençait déjà à avoir quelques cheveux blancs). Du premier jour où il avait ouvert les yeux (il avait été un nourrisson très bruyant) à ce soir du 31 octobre, il n’avait cessé de grogner, de gémir, de geindre, de se plaindre, de se lamenter, de s’énerver, de s’offusquer, de rouspéter, de râler, de protester, de pester, de grommeler (saperlipopette je ne pensais pas qu’il existait autant de verbes négativo-revendicatifs). Il était l’exception de sa famille, résolument optimiste. Sa petite sœur de vingt-quatre ans, avec qui il vivait en colocation dans un petit appartement parisien, s’appelait d’ailleurs Félicité (les parents avaient voulu doter ainsi leurs enfants de prénoms talismans attrape-bonheur : si cela avait été une réussite pour la jeune fille, cela avait été un véritable fiasco pour l’aîné).
Or donc, en cette fraîche soirée d’automne (s’il n’aimait pas le soleil, il exécrait tout autant la pluie et le froid), en rentrant à pied d’une exténuante journée de travail (une entreprise de fabrication et de conception de parapluies et autres accessoires contre les intempéries, autant dire qu’il ne chômait pas en ces mois automnaux), Bienheureux, qui ressassait sa journée en grommelant contre la pluie qui mouille, le travail qui fatigue, les voitures qui roulent n’importe comment, les impers qui prennent l’eau et les chaussons aux pommes avec seulement deux bouts de pomme, fut percuté par un éclair rose et tomba sur le trottoir ruisselant. En reprenant ces esprits, il constata que l’éclair rose avait en fait deux bras deux jambes une tête des cheveux longs et était donc une personne, a fortiori une demoiselle vêtue d’un ciré rose fuchsia. Elle parlait beaucoup puisque ses lèvres ne cessaient de bouger, mais Bienheureux ne captait que quelques sons, comme s’il était une antenne défectueuse : “pardon”, “désolée” (au moins une trentaine de fois chacun), “mal”, “douleur”, “attention”, “pressée”, “pluie”, “dangereux”, “rentrer” et “potimarron” (là il avait dû mal comprendre).
Au bout d’un moment, le brouillard s’éclaircit quelque peu et il put se lever. La jeune fille en rose voulut le raccompagner, il refusa net, on aurait une libellule qui voletait partout autours de lui, souriait et pépiait sans s’arrêter, il avait besoin de repos, merci beaucoup au revoir. Elle eut une petite moue déconfite qui lui fit un drôle d’effet (il ne souvenait pas avoir déjà ressenti cela, de l’attendrissement ? Non, l’accident avait plutôt dû le troubler), et lui tendit un papier avec son numéro de téléphone, “au cas où”.
Ce n’est que le lendemain que sa vie prit une autre couleur (au sens propre comme au figuré, il allait s’en rendre compte assez rapidement). La veille, il était rentré tant bien que mal, chancelant et un peu sonné, Félicité avait une soirée avec des amis, elle avait laissé un mot sur le frigo, un reste de pâtes qu’il avait mangé sans conviction avant de s’effondrer sur son lit. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il sentit bien que quelque chose clochait, mais bon, il était 6 h du matin, et il sortait d’une nuit étonnement… douce ? était-ce le terme ? Un sommeil réparateur, sans cauchemar, mais avec un rêve étrange avec une fée ou un ange aux ailes roses qui lui jetait un sort avec une baguette magique dans une pluie de paillettes dorées (!). Alors bon, cette luminosité rosâtre devait être l’effet d’une hallucination post-songe.
L’ouverture de son placard scella son destin et le réveilla tout-à-fait. Quelqu’un avait eu la bonne idée de remplacer tous ses élégants costumes noirs par d’improbables costumes roses. Et il en était de même pour tous ses vêtements jadis ébènes ou gris, de la cravate aux chaussures, dans des tonalités s’échelonnant du rose framboise au rose pastel. Heureusement, il lui restait un ensemble bleu nuit et une paire de chaussures marrons. Mais la plaisanterie ne s’arrêtait pas à sa penderie, sinon au mobilier tout entier. Tout ce qui la veille était noir ou gris était devenu rose : télévision, téléphone, crayons, plaques de gaz, poêles, touches du piano, appareil-photo, et même…
– Mon Dieu, Félicité, mais qu’as-tu fait à tes cheveux ? Je croyais que tu étais contre les colorations chimiques ! Tu es tellement mieux au naturel ! Tes beaux cheveux bruns…
Sa sœur le dévisagea avec circonspection tout en continuant à manger ses tartines. Elle se regarda dans sa petite cuillère, vérifia que ses cheveux étaient toujours dans leur couleur originelle (la fête d’hier soir aurait pu laisser des traces insoupçonnées), mais non, tout allait bien, du moins capillairement parlant, du côté de son frère par contre, cela semblait être plus confus.
– Mes cheveux sont aussi noirs que l’écran de télévision.
– Tu rigoles ? La télévision est rose, tout comme mes smokings, et regarde, regarde, les olives noires, elles sont devenues roses… oh et les nuages, regarde, dehors, les nuages, ils sont rosés, les façades, oh les façades sont toutes roses… mais que m’arrive-t-il ? que m’arrive-t-il ? Je rêve encore ?
– Ouh… eh bien je constate que le souhait paternel s’est réalisé, tu vois enfin la vie en rose, bien que ce n’était pas exactement de cette manière qu’ils l’espéraient. Bon écoute, je dois partir travailler, prends un jour de repos, va voir le médecin, tu dois nous faire une dépression inversée…
– Une dépression inversée ?
– Oui, c’est trèèèèès rare, cela touche les pessimistes chroniques qui du jour au lendemain sont gais comme des pinsons.
– Je te signale que je ne suis pas joyeux, je vois juste tout ce qui était noir ou gris en rose. Ce doit être un problème oculaire, une sorte de daltonisme.
– Eh bien, c’est toujours ça de gagné ! Des nuages roses, que ça doit être poétique !
Sur ces mots, elle l’embrassa et tourbillonna vers la porte en fredonnant “Je vois la vie en rooooooooooooooooooseeeeeeeeeeee”.

pain rose



 Après avoir pris une journée de congé (il avait invoqué une obscure maladie), Bienheureux prit rendez-vous chez son médecin. Celui-ci l’ausculta sous toutes les coutures, lui posa tout un tas de questions sur sa vie, ce qui s’était passé hier, sa chute, sa douce nuit inespérée, et conclut :
– Vous souffrez effectivement d’une forme rare de dyschromatopsie touchant les teintes grises, du gris clair au noir, qui vous apparaissent désormais roses. Cela peut être dû à un traumatisme violent, peut-être votre chute d’hier, mais généralement cela survient plutôt chez les grands consommateurs de betteraves ou de crevettes roses.
– Je déteste les crevettes et mange rarement des betteraves.
– Vous avez tort, c’est excellent pour le teint et le foie. Très important, le foie.
– Oui, bon,mais que dois-je faire pour guérir ?
– Monsieur, cette anomalie ne se guérit pas, il n’existe pas de traitement, d’autant plus que votre vie n’est pas en danger, je vous rassure. Elle peut très bien se résorber avec le temps, ou bien s’empirer, jusqu’à ce que toutes les teintes vous apparaissent rosées.
Le Bienheureux d’autrefois se serait offusqué d’un sort si incertain et si cruel, mais au lieu de cela, il ne dit mot, il se sentait juste extrêmement fatigué, il n’avait même plus la force de protester. Il rentra, dormit, appela son patron pour prolonger son congé de quinze jours. 
          Le temps passa. Bienheureux ne devint pas un super-héros, ne changea pas de métier, ne partit pas se ressourcer dans un pays lointain, ne se découvrit pas un don particulier. Lorsque son congé prit fin, il retrouva le chemin des parapluies et des cirés. Toutefois, sa vie était devenue plus douce. C’était comme si on lui avait distillé de l’hydrolat de rose dans les veines. La grisaille était dorénavant un camaïeu de roses délicats. Les façades des immeubles, les voitures, les trottoirs, les vêtements s’irisaient de lumière rosée. De fait, l’atmosphère s’allégeait par cette simple anomalie chromatique. Tout semblait baigné dans une éternelle aurore. Tout semblait plus doux. 
Et surtout, surtout, il y avait le spectacle fascinant du ciel. Lui qui avait peur du noir et voyait l’obscurité comme une menace pesante sur son échine, il aimait la nuit rose-pourpre-violacée, une couleur indéfinissable dans lequel il se lovait comme on s’emmitoufle dans une couverture. Et les nuages… Les cumulus rose pastel, les stratus d’un rose plus soutenu, et les cumulo-nimbus, annonciateurs d’orage ou de pluie, presque pourpre de colère. Il regardait le ciel, et si son humeur était toujours épouvantable, celui-ci lui faisait l’effet d’une pastille au miel. Il se mit à adorer la pluie (ce qui était un atout indéniable pour son métier, le sort avait bien frappé), et sortait toujours se promener sous les gouttes, qu’elles soient de bruine ou de tempête, lui permettant par la même occasion de tester les nouveautés de son entreprise (la dernière en date, un imperméable séchant instantané grâce à un système de chauffage intégré dans la doublure, avait été un véritable échec et lui avait coûté une douloureuse brûlure dans le dos).
Un jour, alors qu’il testait une capuche-parapluie (autrement dit, un parapluie accroché dans le dos qui devait s’ouvrir dès la première goutte d’eau), la mine de son crayon se brisa alors qu’il notait ses observations. Il fouilla ses poches à la recherche de quoi remplacer feu son outil, et sa main attrapa un bout de papier où était noté un numéro de téléphone. Il se souvint de la libellule rose. C’était sans doute elle qui l’avait ensorcelé avec ses rayons de bonheur couleur praline. Il appela.
Alors qu’elle était là en face de lui, qu’ils étaient là à se parler, à s’observer, il se rendit compte qu’il ne connaissait même pas son prénom. 
– Vous allez rire, mais je m’appelle Bienheureux Fleury, si ce n’était pas prédestiné !
Son sourire ne dévia pas, comme s’il était ancré profondément sur son visage. 
– Mon nom est Tristane…

nuage rose



Il bruinait ce jour-là, dans la ville. Gris le ciel, grises les façades, grises les voitures, gris les gens. Et cette affirmation avec un arrière-goût de nostalgie : “Le monde est de plus en plus gris…”. 

Gris, le monde ? Non, voyons, approche-toi et regarde. Là où tu voyais la grisaille, regarde la polychromie, la richesse des nuances. Apprends à regarder.

“- […] Et maintenant, quelles couleurs voyez-vous dans les nuages ?

– J’y vois du bleu, répondis-je, après les avoir étudiés quelques minutes. Et aussi du jaune. Et même un peu de vert !” Je les montrais du doigt,excitée que j’étais. Toute ma vie, j’avais vu des nuages mais j’eus à cet instant l’impression de les découvrir.” 

Tracy Chevalier, La Jeune fille à la perle, Paris : Gallimard, 2000, pp. 142-143 (Collection Folio).
Et finalement, le gris qui n’attirait ni nos yeux ni notre cœur se révèle. Le blanc, on le sait, est une multitude de couleurs (le spectre de la lumière blanche, souvenir des cours de physique). Le noir devient lumière (un petit détour pour contempler et comprendre le travail de Pierre Soulages). Le gris un kaléidoscope. Partout, de la couleur, de la nuance, de la bigarrure, du bariolage, de la chamarrure, de la tavelure, de la jaspure.
Une mousse sur une façade. Un rayon de lumière sur l’écran de télévision qui nous empêche de voir la réaction de Gaspard lorsque Henri lui annonce la mort de son père, mais nous montre autre chose. Et puis les nuages, lents, poussés par le vent.

Ah, les nuages, imaginer leur texture (un mélange de coton-marshmallow tout doux tout mou où on se jetterait comme sur un trampoline), s’inventer un Royaume des Nuages (un mélange de Paradis Blanc et de Casimirland). La mer de nuages le matin lorsqu’on se lève sur la cime des montagnes. Les cumulus, les stratus, les cumulo-nimbus, les cirrus, les cirrostratus, les altostratus, les stratocumulus, les altocumulus, les cirrocumulus, les nimbo-stratus… (Je rêve de les connaître et des les reconnaître).

pyrénées
La Mer de Nuages, Saint-Lary, Pyrénées, août 2002

 

pain rose

 




La betterave

Le terme de betterave (Beta vulgaris) désigne en fait la racine (“rave”) d’une plante appelée “bette”, appartenant à la famille  des Amaranthacées (famille de  la bette à carde, de l’épinard ou encore de l’amarante et du quinoa).
Notons qu’en classification classique, la betterave appartient à la famille des Chénopodiacées, jugée invalide dans la classification phylogénétique, plus récente, qui la place dans la famille des Amaranthacées.
Les betteraves modernes, cultivées essentiellement pour leur racine, seraient les descendantes de la betterave maritime (Beta vulgaris maritima), dont les feuilles étaient réputées pour leurs propriétés médicinales.
Trois grands types de betteraves peuvent être distingués :
 la betterave sucrière, appelée ainsi de par sa richesse en saccharose, dont on extrait le sucre. Elle est de couleur blanche et enterrée profondément.
 
la betterave fourragère, qui sert d’alimentation pour les animaux, et plus particulièrement pour les ruminants. Elle est consommable pour l’homme, bien que son goût soit peu prononcé, plus proche du radis blanc.
 
♦ et enfin, la plus connue, la betterave potagère, dont il existe de nombreuses variétés : la crapaudine (à la peau ridée), la noire plate d’Égypte, la jaune, la blanche ou la chioggia (aux délicats cernes roses et blancs). Toutefois, la variété la plus usitée est la betterave rouge, aussi appelée carotte rouge ou racine rouge, aujourd’hui cultivée principalement au nord de la France (Nord-Pas-de-Calais, Bretagne, Orléanais). 
pain rose

 

pain rose
 
La betterave rouge tient sa couleur de sa richesse en bétanine, un pigment végétal rouge-violet appartenant à la famille des bétalaïnes (un vaste ensemble de pigments végétaux dont le camaïeu s’étend du jaune au violet). Ce pigment est si prononcé qu’il est largement utilisé comme colorant. Or ces pigments se révèlent être de puissants antioxydants, des composés protégeant nos petites cellules des radicaux libres (à l’origine de certaines maladies cardiovasculaires, cancers et autres maladies chroniques).
En outre, le betterave est riche en nitrates, qui, grâce à l’action des bactéries de notre bouche, se transforment en nitrites. Ceux-ci favorise le flux sanguin, notamment dans certaines zones du cerveau (une consommation journalière de jus de betterave pourrait ainsi améliorer la baisse cognitive due à la vieillesse). 
En Médecine Traditionnelle Chinoise, la betterave aurait aussi une autre influence sur notre sang : elle favoriserait la purification de notre sang en aidant notre foie à le filtrer. 
 

Mais les feuilles de la betterave méritent aussi toute notre attention. Elles peuvent se cuisiner comme les épinards et les feuilles des bettes à carde (ou blettes). Qu’elles soient crues ou cuites, elles sont riches en lutéine et en zéaxanthine, des antioxydants de la famille des caroténoides (pigments végétaux allant du jaune orangé au rouge, comme dans les carottes ou dans les belles courges automnales). Or ceux-ci préviendraient les maladies telles que le cancer et la dégénérescence maculaire. De plus, la feuille de betterave est une excellente source de vitamines A (surtout cuite, pour la croissance de nos os, de nos dents, la santé de notre peau, et pour une bonne vision nocturne), K (pour la bonne coagulation du sang). Alors ne jetez pas ces précieuses feuilles lorsque vous tiendrez prochainement dans vos mains une botte de betteraves, cuisinez-les, dans un smoothie, une tarte, un jus vert !

pain rose

 

 



Je suis née dans une famille où le pain est un aliment sacré, ou presque. Mes journées débutent et s’achèvent par du pain, des tartines du petit-déjeuner aux tranches accompagnant la mousseline de légumes du dîner (et il y a le goûter aussi, mais c’est une autre histoire). Et comme le monde des farines est un monde de richesses et de variétés (surtout si l’on va fouiner du côté des rayonnages des magasins bio ou voleter sur des blogs magico-bio), un panel de pains potentiels s’offre à nous. 
          Adieu baguette de 250 g maximum à la mie blanche comme neige et légère comme du vent, bonjour gros pain de 1 kg voire plus, lourd et épais, à la mie dense et légèrement humide, rustique et au goût différent selon les farines, le mode de cuisson, le levain utilisé ! Je suis une inconditionnelle du pain à la châtaigne, brun et légèrement sucré ♥, du pain au petit épeautre, mais aussi du simple pain complet… Hier, en visite au salon Zen et Bio à Nantes, j’ai même pu goûter du pain de riz blanc comme du coton, à la saveur de riz gluant. 
Après avoir testé plusieurs recettes de pain, dont le Pain Coussin d’automne sans gluten ♥, j’ai rêvé de pains aux couleurs arc-en-ciel. Je commence donc avec ce beau pain Nuage Rose ☁ une série de pains multicolores (j’ai déjà plusieurs idées chuchotées par l’Arbre-en-ciel…). Une épopée boulangère à suivre, donc.
Concernant la recette qui va suivre, elle est née d’un coup de cœur pour le Pain tout rose à la betterave d’une French Girl en Cuisine, dont je me suis fortement inspirée. La texture guimauve du pain m’a tout de suite fait penser à un nuage (bien que je n’en ai jamais mangé), et Bienheureux Fleury a surgi des nuées avec son petit air mélancolique…
          

 



Pour deux petits nuages ou un pain (un moule à cake de 28 cm de long)

250 g de farine de petit épeautre (ou 180 g de farine de petit épeautre et 60 g de farine de riz complet)
1 petite betterave cuite (environ 100 à 120 g)
200 ml d’eau
13 g de Lev’épeautre (1 càs bombée) ou 1/2 sachet de levure de boulanger déshydratée
1 pincée de sel
 
♦ Mélanger ensemble la ou les farines, le Lev’épeautre (ou la levure) et le sel dans un grand saladier.
♦ Mixer la betterave cuite avec l’eau de manière à obtenir un jus de betterave à la belle couleur violacée.
♦ Creuser un puits au milieu de la poudre blanche et verser le lac rose violet de betterave.
♦ Mêler le tout délicatement, jusqu’à obtenir un semblant de boule de pâte rosée, un peu collant (ajouter de l’eau si nécessaire).
♦ Laisser dormir la pâte dans un endroit tiède et sec pendant 1h30.
♦ Au sortir de cette courte nuit boulangère, verser la pâte dans un moule à cake beurré et fariné ou recouvert de papier sulfurisé ou si séparer la pâte tant bien que mal en deux boules sur du papier sulfurisé, afin d’obtenir une forme aléatoire rappelant un nuage. La texture marshmallow-guimauve nuageuse est tout-à-fait normale. 
♦ Laisser le ou les pains se reposer 1/2 heure.
♦ Avant de cuire le pain, placer au fond de votre four un petit récipient rempli à moitié d’eau, et humidifier légèrement la surface du pain. Ces opérations vont permettre à celui-ci de conserver sa belle couleur framboise.

♦ Cuire 30 à 45 minutes à 200 °C, selon la taille de votre nuage, en surveillant bien.
♦ Laisser refroidir puis se couper quelques tranchettes en regardant voguer les nuages (pas si gris que ça, d’ailleurs).

pain rose

 

pain rose

 

 

 
Et un petit bonus pour la fin, parce que je trouvais que cela correspondait finalement assez bien à l’atmosphère de ce petit post (un clin d’œil à papa) :
 
 

Sources

Betterave” [En ligne]. In PasseportSanté.net. Mis à jour en décembre 2014.
L’Art de mettre des couleurs dans notre Vie… avec de l’orange, du violet” [En ligne]. In Chaudron Pastel de Mély. Publié le 17 avril 2013.
 
 

 

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