Crèmes nacrées, coulis doré et perles bleutées – La Jeune fille à la perle, Vermeer

Crèmes nacrées, coulis doré et perles bleutées – La Jeune fille à la perle, Vermeer


Où il est question de fourmi, de papillon, de sauterelle et de poisson


C’est en cours de muséologie, au tout début de les études, que j’ai appris que j’étais une visiteuse de type fourmi. En effet, nous nous intéressions ce jour-là aux différents profils des visiteurs de musée, non pas tant sur leur identité ou leur appartenance sociale, sinon sur leur comportement au sein des galeries. 
Des sémiologues (qui étudient les signes, du grec ancien σημεῖον, « signe », et λόγος, « parole, discours, étude ») nommés Eliséo Véron et Martine Levasseur, menèrent ainsi une enquête en 1982, rapportée dans un ouvrage intitulée Ethnographie de l’exposition, et publiée en 1989. Cette enquête partait de l’observation par vidéo du parcours physique des visiteurs d’une exposition de photographie, “Les Vacances en France”, au Centre Georges Pompidou. Chaque visiteur a bien sûr sa propre manière de déambuler dans l’espace, mais Véron et Levasseur déterminèrent quatre formes de “promenades culturelles”:

La fourmi, consciencieuse et motivée, suit une visite dite “proximale” (du latin proximus, “le plus proche”), c’est-à-dire qu’elle suit scrupuleusement le parcours proposé, longe les murs et s’arrête souvent. Sa visite est donc (très) longue, puisqu’elle veut tout voir, tout lire, de peur de passer à côté de quelque chose d’essentiel.

Le papillon zigzague, effectue des va-et-vient, oscille d’une œuvre à l’autre tel un pendule : sa visite est dite “pendulaire”. Il s’arrête assez souvent, devant les objets qui l’intéressent, puisqu’il sait ce qu’il est venu chercher. Le temps passé au sein des galeries est assez long. 

La sauterelle, peu motivée, bondit d’un objet à l’autre, effectuant parfois de très longs sauts, et s’arrêtant peu : sa visite est qualifiée de “punctum”, en pointillé, et dure peu de temps.

Le poisson est très peu motivé, en retrait : il traverse l’exposition dans une visite “glissement”, regarde de loin les œuvres sans s’arrêter véritablement, avant de ressortir assez rapidement.  

Pour ma part, j’appartenais définitivement à la première catégorie, comme le confirmait le regard entendu de C. et son petit sourire en coin, un brin moqueur. Il est vrai que j’étais je suis du genre à respecter scrupuleusement les parcours de visite (impensable de sauter l’étape 7 ou de commencer par la salle 21 !), à embarquer tous les prospectus disposés sur mon chemin, à prendre fébrilement de longues notes, a fortiori lors d’une visite guidée, sans compter les photographies, non seulement des œuvres, mais aussi des cartels que je n’avais pas le temps de lire, tirée par le bras ou les supplications de mes malheureux acolytes de visite (j’espère pour eux exagérer quelque peu ce funeste tableau).

Et finalement, à vouloir tout voir, tout comprendre, je ne regarde rien véritablement. J’enregistre des images dans mon esprit telles des photographies, qui n’ont que peu de substance et finissent irrémédiablement par s’effacer.

Est-ce un réflexe de perfectionniste, d’un esprit scolaire ? La marque d’une peur, peur d’oublier, peur de se laisser impressionner, émouvoir, submerger par les œuvres ? 

Quelques années plus tard, je fus bousculée par les propos d’un professeur en Esthétique, qui revenait justement sur notre appréhension à l’art, secouant la petite fourmi qui était en moi.
Certes, il est extrêmement enrichissant d’étudier une œuvre, de la décortiquer centimètre par centimètre, de repérer les tons dominants, les contrastes, les lignes de construction et autres forces en présence, de la replacer dans son contexte, historique, géographique et artistique.
Mais n’oublions pas, surtout, de regarder l’œuvre pour elle-même, avec nos yeux, notre âme et notre cœur. Faisons-nous confiance pour la contempler. Il n’y a pas une bonne manière de contempler une œuvre, un protocole précis à suivre pour “vivre l’expérience de l’art”, comme disent les spécialistes.
Dans un musée, dans une galerie, dans une pièce, nous ne serons pas touchés par tous les tableaux, toutes les sculptures, toutes les installations, toutes les photographies, toutes les vidéos que nous rencontrerons. Quelques œuvres seulement retiendront notre attention, peut-être même une seule, peut-être même aucune. Mon voisin s’extasiera devant une sculpture qui me laissera de marbre. N’ayons pas peur de papillonner, d’être léger et volatile. 

L’art a ceci de commun avec le numérique que sa lecture n’est pas continue et suivie, mais au contraire fragmentée et arborescente : un détail évoque en nous un souvenir, une connaissance, une image, une citation, qui appelle encore autre chose, etc., créant une nébuleuse d’idées, que l’on pourra classer, arranger à notre guise pour les fixer dans notre mémoire.

Avec cette nouvelle catégorie d’article, nous allons voyager dans les œuvres. Papillonner d’un détail à l’autre, sans véritable règle définie. La petite fourmi que je suis ne pourra s’empêcher d’y glaner quelques informations historiques ou artistiques.
Et puis, en conclusion, nous nous régalerons d’une recette directement inspirée de l’œuvre étudiée parcourue. 

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Voyage pictural : La Jeune fille à la perle, Vermeer, vers 1660-1665


Johannes (Jan) Vermeer (1632-1675), La Jeune fille à la perle/La Jeune fille au turban, vers 1660-1665. Huile sur toile, 46, 5 x 40 cm. Mauritshuis, La Haye, cabinet royal des peintures.

 

Des perles

Une perle, goutte nacrée, est l’élément central du tableau de Vermeer.
Est-ce une simple parure ? Une coquetterie ? 
Un symbole ?
Symbole de beauté, de pureté et de virginité par sa forme lisse et ronde, sa couleur blanche. La perle enfermée, à la fois protégée et dissimulée aux regards, dans une coquille d’huître à l’aspect si rebutant, gris et rocheux.
Dans la mythologie gréco-romaine, les perles naissent de la rosée et de la lumière au fond des mers, près de  Vénus, la déesse de l’Amour et de la Beauté, elle-même née des flots (pensons au célèbre tableau de Botticelli, La Naissance de Vénus, peint vers 1485).

Symbole de prospérité et de richesse, alors que la ville de Delft, où vit Vermeer, est en plein épanouissement économique. En effet, l’économie des Provinces-Unies est florissante, en grande partie grâce à leur suprématie maritime et commerciale dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, avec la Compagnie hollandaise des Indes orientales, qui permet tout autant la circulation des hommes, des biens et des idées. Le caravagisme par exemple, est importé d’Italie au début du XVIIe siècle par des artistes hollandais tels que Hendrick Ter Brugghen, Gerrit Van Honthorst et Dirck Van Baburen, qui fondent l’École caravagesque d’Utrecht).

Mais cette perle est surtout le noyau dur du tableau. Sans elle, la composition serait bancale, déséquilibrée. 

“« Vous savez que le tableau a besoin de cette lumière que reflète la perle. Elle le complète », murmura-t-il.

Je le savais, bien sûr. Je n’avais pas regardé le tableau très longtemps, car me voir produisait sur moi un effet trop bizarre, mais j’avais perçu immédiatement qu’il avait besoin de la perle. Sans elle, il n’y avait que mes yeux, ma bouche, la garniture de ma chemise, l’ombre derrière mon oreille, des détails séparés et distincts, la perle en ferait un tout. Elle compléterait le tableau.”

 Tracy Chevalier, La Jeune fille à la perle, Paris : édition Gallimard, 2000, p. 264
Cette perle capte la lumière, captivant notre regard, avant que celui-ci n’entame un parcours au sein de la toile, tel un papillon attiré par la lumière, glanant çà-et-là des gouttes de lumière.
Il croise tout d’abord le regard de la jeune femme, ses iris mordorés sur un blanc de nacre. Deux perles d’or. Et sur celles-ci, deux taches de lumière. Deux autres encore, au coin des yeux.
Il redescend par l’arête du nez, et s’arrête de nouveau sur le bombé de la lèvre inférieure. Là encore, comme des perles de lumière, sur la lèvre charnue, aux coins de la bouche.
Ce col qui nous éblouit presque, nous fait plisser des yeux, force notre regard à s’éloigner, un peu.
Alors lui apparaissent une multitude de petites gouttes lumineuses, constellant les tissus, l’étrange coiffe. 


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Une respiration, un souffle

Sa bouche est légèrement entrouverte. Des mots, peut-être, s’en échappent. Mais c’est d’abord un souffle que l’on perçoit.
Elle respire.

“Juste un souffle. Et s’il fallait en parler davantage, on pourrait dire qu’il est rose, comme la bouche pleine, comme la joue très douce. L’image est tiède.”

Françoise Barbe-Gall, Comment regarder un tableau, Paris : éditions du Chêne, 2009, p. 76.
 
Ce faisant, elle instaure une pause dans le temps, le temps d’une respiration, d’un silence, comme en musique. Le temps se dilate, se ralentit. Une bulle de présent, sans passé ni futur.
“Rien ne compte, hormis ce que nous voyons ici et maintenant.”
Françoise Barbe-Gall, Comment regarder un tableau, Paris : éditions du Chêne, 2009, p. 75.
 
L’image est à la fois fugace et lente, fragile et forte, immobile et mouvante Elle s’imprime en nous de façon pérenne, mais elle nous échappe. Ses contours sont brumeux, ses traits flottants. Un flash de lumière.
 
“Le présent, espace ou temps, dans sa simplicité et son éternité. Autour du sujet immobile, c’est la lumière qui vit.”
Pierre Cabanne, Vermeer, Paris : éditions Terrail, 2004, p. 11.

La palette : bleu azur, jaune citron et blanc crème

“Connais-tu un peintre nommé Jan van der Meer ? […] La palette de cet étrange artiste comprend le bleu, le jaune citron, le gris perle, le noir et le blanc. Il est vrai qu’on peut trouver dans les quelques tableaux qu’il a peints, la gamme entière des couleurs ; mais assembler le jaune citron, le bleu éteint et le gris clair est chez lui aussi caractéristique que chez Vélasquez d’harmoniser le noir, le blanc, le gris et le rose […]. Les Hollandais n’avaient pas d’imagination, mais ils avaient un goût extraordinaire et un sens infaillible de la composition.”
Vincent Van Gogh, lettre à Émile Bernard, juillet 1878

 
La palette de Vermeer tourne autour de quelques teintes, relevées ci-dessus par Van Gogh, qui associe lui aussi le bleu et le jaune, le doux et l’acide, le froid et le chaud.
La combinaison du bleu et du jaune citron est récurrente dans l’œuvre  de Vermeer : La Femme en bleu lisant une lettre, vers 1663-1664, ou encore la célèbre Laitière, vers 1658-1660… et bien sûr, cette Jeune fille à la perle, dite aussi au turban. Car c’est cette étrange coiffe qui allie les deux teintes.
Le bleu circulaire et le jaune vertical.
Deux couleurs ambiguës.

Le bleu, qui évoque le froid, l’infinité du ciel, le calme et la douceur, la pureté (le bleu est la couleur mariale), et même la mélancolie (le blues…)… Même la musique du mot est douce et fluide, presque “liquide” : bleu, blue…
Et pourtant, dans la Rome antique, le bleu était la couleur de l’étranger, du barbare, de l’instable ! Les yeux bleus étaient ainsi signe de mauvaise vie pour les femmes, et de ridicule pour les hommes… !
Mais le bleu est aussi une couleur symbole de la ville de Delft, réputée pour ses faïences aux camaïeux bleus représentant des fleurs ou des personnages…

Le jaune, couleur du Soleil, synonyme de chaleur, d’éclat, d’énergie… Mais aussi couleur de l’infâme, de l’étranger, de la prostituée, du traître (Judas porte une robe jaune), de la décrépitude (les photographies, les vernis, les feuilles qui jaunissent…). Le jaune souffre de la concurrence de l’or, aveuglant, riche et divin.

Dans cette coiffe, ils s’équilibrent sans jamais se mélanger. La douceur du bleu atténue l’acidité du jaune. L’éclat du jaune vient réchauffer la fraîcheur du bleu, et illuminer le tableau d’une lumière dorée.

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Qui ?

La question finit toujours par (re)venir. Qui est-ce, ici représentée, icônisée ?
La fille du peintre, comme le pense Malraux ? Une servante, comme l’imagine la romancière Tracy Chevalier ?
Ou… personne ? une image, un visage ? Dans la Hollande du XVIIe siècle se développent en effet des tronies, des visages sans identité particulière, mais se caractérisant par une expression faciale exagérée, un état d’esprit ou encore une parure de fantaisie, comme ici ce turban, inhabituel à l’époque. 

Le thème est novateur, et s’inscrit dans un contexte de mutation sociale, liée en partie à la Réforme protestante. Jadis sous domination espagnole, les Pays-Bays bourguignons connaissent de nombreuses révoltes entre 1566 et 1572, entraînant leur scission en deux :

au Sud, les dix provinces catholiques restent sous domination espagnole. L’art y reste donc essentiellement religieux, les commandes émanant la plupart du temps des ecclésiastiques.

– Au contraire, les sept provinces du Nord, à majorité protestante, abjurent le roi et forment l’Union d’Utrecht en 1579, devenant les Provinces-Unies. Mais leur indépendance, déclarée dès 1581, n’est officiellement reconnue qu’en 1648, lors du traité de Münster signé lors de la Paix de Westphalie, qui met fin à la Guerre de Trente Ans.

Les thèmes artistiques évoluent alors au sein des Provinces-Unies, de par la crise iconoclaste, amorcée dès 1566 (destruction et mutilation des œuvres religieuses,des mots grecs εἰκών eikôn « image, icône » et κλάω klaô « briser » ), mais aussi par l’essor de la bourgeoisie, qui détient le pouvoir. Cette bourgeoisie commande majoritairement des œuvres de petites dimensions, destinées à orner les murs de leur demeure. Les portraits et les scènes de genre se multiplient, la peinture se spécialise par sujet : scène de banquet, ensemble musical, corps de métier… 

Bien qu’habitant à Delft, dans les Provinces-Unies à majorité protestante (après l’Union d’Utrecht, le calvinisme y est érigé en religion quasi officielle), la famille de Vermeer est catholique. Peut-être est-ce pour cela que ses peintures, malgré leur sujet apparemment profane, revêtent un caractère religieux, du latin religare, “relier”. Le quotidien y devient sacré, l’anecdotique universel. Difficile de ne pas penser en contemplant cette jeune femme aux doux visages de Madone, bien que le fond d’or soit ici remplacé par un fond noir, les deux décontextualisant la figure représentée.

“La référence à la réalité se dilue, non que l’on entre dans l’espace du rêve, mais parce que l’image en propose une version sublimée qui abolit l’expérience quotidienne.”

Françoise Barbe-Gall, Comment regarder un tableau, Paris : éditions du Chêne, 2009, p. 75


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Les crèmes Jeune fille à la perle

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Pour sublimer (le joli mot sublime, du latin : sublimis, “qui va en s’élevant”, “au-delà des limites”) le réel, nous avons un formidable outil : notre corps. Pour peindre, pour écouter, pour lire, pour marcher dans la nature, pour sentir… et pour cuisiner, pour goûter, pour se délecter…

Après avoir inauguré la catégorie “Esthétique des livres”, j’ai eu envie, cette fois-ci, d’allier une autre de mes passions, l’Histoire de l’art, à la cuisine. L’analogie est bien sûr très subjective, elle est le résultat de ma propre appréhension du tableau de Vermeer, nourrie  de mes lectures, de mes études, de ma sensibilité.

Pour cette première recette picturale, La Jeune fille à la perle de Vermeer s’est tout de suite imposée à mon esprit, par sa beauté, sa douceur, son évanescence, et puis aussi parce que j’aime beaucoup le roman éponyme de Tracy Chevalier, et que je venais juste de revoir son adaptation cinématographique.

Douceur… un dessert, donc, et même une crème onctueuse et dense…

Une perle… ou plutôt, des perles. 
Tout d’abord, sous la forme de myrtilles, petites perles rondes et bleutées, sucrées et légèrement acides. 
Elles pourront être remplacées par d’autre baies, telles que les framboises, les groseilles (augmenter alors la quantité de sucre de la crème), les mûres, ou même par d’autres petites fruits, comme des fraises des bois ou des cerises… Mais ce sera un petit écart à la palette de Vermeer !

Deuxièmement, sous la forme de haricots blancs, perles opalines et allongées. 
Vous pouvez utiliser n’importe laquelle des nombreuses variétés de haricots blancs, du lingot au coco, en passant par la mogette de Vendée. Par contre, je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de les cuire vous-mêmes, quitte à en congeler une partie pour en avoir toujours sous la main. Toutefois, les haricots secs en conserve restent une bonne alternative (s’ils ne sont pas salés ou trop cuits). Pour les avoir testées de nombreuses fois, ma préférence va aux mogettes de Vendée cuites maison, car leur peau est très fine et leur chair très dense (et qu’en plus elles viennent d’à peine quelques kilomètres de chez moi !). 

Enfin, on retrouve la perle de façon plus subtile, dans la saveur, la couleur et la texture même de la crème.
Douceur, rondeur, onctuosité. C’est en dégustant mes premières crèmes à base de légumes secs, aux pois cassés plus exactement, que je leur ai trouvé une saveur “perlée”, d’où leur nom de “Crèmes Perles Vertes”. Subtiliser les pois secs par des haricots blancs me semblait donc une excellente alternative pour obtenir de nouvelles crèmes perlées à la belle couleur nacrée.
Les haricots blancs apportent la densité à la crème, un caractère nourrissant qui s’allie parfaitement à la fraîcheur et au parfum de la noix de coco et de la vanille.

J’avais donc le blanc peau de la crème, le bleu des myrtilles... il me manquait le jaune pour coller à la palette de Vermeer.
Je l’ai imaginé fluide pour équilibrer l’ensemble : un coulis doré et acide…
Du citron jaune soleil, et une épice… Du curcuma ou du safran, ou bien les deux, selon ses envies et ses moyens. En plus, les deux plantes sont tinctoriales, parfait pour une recette picturale !

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enluminure


Pour 3 crèmes façon Jeune fille à la perle de Vermeer :

 
La crème nacrée :
250 g environ de haricots blancs cuits (soit environ 100 g crus)
100 ml de lait végétal (riz ou riz-coco)
1 càs de beurre de coco (ne pas confondre avec l’huile !) ou 20 g de noix de coco râpée
2 à 3 càs de sirop d’agave ou de riz ou d’érable
1 càc de grains de vanille
 
Le coulis doré :
4 càs de sirop d’agave ou de riz ou d’érable
10 ml de jus de citron
1 pincée de safran ou de curcuma en poudre
 
Les perles bleutées : 
100 à 150 g de myrtilles (quantité selon les goûts) 
 
♦ Pour la crème nacrée : mixer les haricots blancs cuits, égouttés et rincés avec le reste des ingrédients.
Si vous prenez le temps de cuire vous-mêmes vos haricots blancs, voici le procédé à suivre :
♦ Faire tremper 100 g de haricots blancs dans de l’eau pendant une nuit.
♦ Le lendemain, égoutter et rincer les haricots blancs avant de les faire cuire 45 minutes à 1 heure, selon la variété choisie, avec un morceau d’algue kombu (par ses propriétés émollientes, elle amollit la peau des légumineuses et les rend ainsi plus digestes).
Personnellement, je fais toujours cuire une quantité assez conséquente de légumes secs. Cuits, ils se conservent 5 jours au réfrigérateur, et plusieurs mois au congélateur.
 
♦ Pour le coulis doré : mélanger tous les ingrédients, en ajustant la quantité d’épices selon les goûts et la teinte désirée.
 
♦ Pour le montage : répartir la moitié des myrtilles au fond de petits ramequins ou de jolis bols. Verser la crème par-dessus, puis un filet de coulis doré. Parsemer de myrtilles avant d’y plonger sa cuillère.

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Sources

La fourmi, le papillon, la sauterelle et le poisson

EVANS Christopher. “Intrigants visiteurs”. In Bpi.fr [En ligne]. 2007.
 
LEVASSEUR Martine, VÉRON Éliséo. Ethnographie de l’exposition. Paris : BPI, Centre Georges Pompidou, 1989. 208 pages.
 
LES PARCOURS : UNE AFFAIRE A SUIVRE”. In Siclone.org. [En ligne]. 2001. 

La Jeune fille à la perle

BARBE-GALL Françoise. Comment regarder un tableau. Paris : éditions du Chêne, Hachette-Livre, 2009 (1re édition 2006). 312 pages.
Le premier ouvrage d’Histoire de l’art que j’ai reçu et lu, sur les conseils de mon professeur d’Histoire en seconde, et qui m’a enchantée. L’approche y est principalement empirique, basée sur les sens, avant de développer avec pertinence des données théoriques, sur le contexte historique et artistique, le style ou le symbolisme.

CABANNE Pierre. Vermeer. Paris : éditions Terrail, 2004. 256 pages. (Collection Terrail Histoire de l’art).

CHEVALIER Tracy. La Jeune fille à la perle. Paris : édition Gallimard, 2000. 320 pages. Collection folio (n° 3648).

PASTOUREAU Michel, SIMONNET Dominique. Le Petit livre des couleurs. Paris : éditions Points, 2014. 145 pages. (Collection Points Histoire). 

Le haricot blanc

DUFEY Mélanie. “Nid douillet”. In Chaudron Pastel [En ligne]. Mis en ligne le 29 octobre 2012.

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