Blondie ivoire et gemmes framboises

Blondie ivoire et gemmes framboises

un jeune homme nommé Nerangol, “le fils du désert”. Il vivait en effet au cœur d’une étendue de sable ivoire avec sa mère et son frère aîné. Son malheureux père était mort peu de temps auparavant lors d’une des innombrables batailles qui opposaient le roi du pays de sable aux autres royaumes alentours. Il manquait beaucoup à Nerangol, car il était le seul de sa famille à le considérer comme un être à part entière. Si sa mère adulait son fils aîné, Nerheli, “le fils du soleil”, qu’elle voyait brillant comme son astre protecteur, son fils cadet la remplissait de honte et de déception. Elle disait que son esprit était aussi vide que le désert qui l’entourait.

Nerangol avait bien conscience de ses lacunes. Ce que son frère apprenait en un tour de main, il lui fallait des mois sinon des années pour le retenir. À vingt ans passés, il ne savait toujours pas lire, ni écrire, hormis son prénom. Son esprit simple oubliait le passé, n’envisageait pas l’avenir et s’égarait dans le présent. Comme personne ne voulait l’employer, sa mère le chargeait des tâches subalternes de la maison. Il allait chercher de l’eau au puits, balayait le sol, lavait et rangeait le linge, pétrissait la pâte à galettes, apportait le repas à son frère aîné dans sa chambre.
Lorsqu’il avait un peu de répit, il jouait dans le sable ivoire, il y dessinait des formes abstraites à l’aide d’un bâtonnet, en faisait des châteaux de sable bancals avec l’eau souillée qui restait. Il revenait souvent la tunique maculée de taches, penaud face à sa mère qui le vilipendait durement et s’acharnait davantage en lui rajoutant des tâches à accomplir. 
Nerangol admirait l’intelligence et la prestance de son frère aîné, qu’il considérait comme l’être le plus sage de l’univers – il faut dire que celui-ci son univers se limitait à son village et à l’oasis d’Ondamil, située à une dizaine de kilomètres – . Ce dernier n’avait cependant aucune considération pour ce jeune frère qui tentait d’imiter tous ses gestes, assez rares en vérité, puisqu’il passait ses journées dans sa chambre à rêvasser d’un destin auréolé de gloire et de richesse, dont il attendait passivement l’avènement. 

Or un soir d’été, le puits du village se tarit après de longues semaines de sécheresse. Sa mère vint le voir alors qu’il modelait le sable ivoire. La vision de ce grand gaillard, du sable jusque dans les cheveux, un sourire enfantin aux lèvres, que la chaleur étouffante ne semblait pas perturber outre mesure l’exaspéra tant qu’elle avança vers lui, le cœur plein de rage, piétinant sciemment son chef-d’œuvre sculptural. Nerangol, surpris, leva les yeux vers elle, et lut dans son regard colère et mépris, sans qu’il ne comprît pourquoi. Indifférente à son désarroi, sa mère l’invectiva en ces termes acérés :
“- Ton frère a soif. Va chercher de l’eau à l’oasis d’Ondamil, et ne tarde pas, la nuit tombe.”
Elle lui tendit quatre larges outres et lui tourna le dos.

Nerangol connaissait bien le chemin qu’il avait parcouru maintes fois, et le soir apportait un léger souffle de fraîcheur qui faisait virevolter ses vêtements de toile. Il marcha d’un bon pas, jusqu’à ce que les ténèbres s’abattissent sur lui brutalement. Il s’arrêta. Le paysage jusqu’alors si familier s’était mué en une contrée inconnue, teintée de bleu sombre. Mais il devait se hâter, sa mère et son frère l’attendaient. Il reprit sa route sur ce qui lui sembla être une ligne droite. Il marcha, marcha, marcha, des heures durant, et l’oasis n’apparaissait pas. Sa gorge était sèche, son estomac criait famine, et il commençait à avoir froid, lui qui n’avait pas eu la prévoyance d’emporter nourriture et manteau.

Ce fut l’épuisement qui l’arrêta de nouveau parmi les ténèbres.
Il tomba à genoux dans le sable devenu d’encre. Il voulait se reposer, juste quelques instants, mais sa mère allait le gronder s’il tardait, et Nerheli avait soif… oh comme il avait soif ! Il voyait des étoiles scintiller tout autour de lui. C’était très beau. Il s’écroula sur le sol, le sable était doux, encore tiède de la chaleur du jour.

Ce fut le contact d’une main fraîche sur son épaule qui le réveilla. Il faisait encore nuit, mais la ronde des étoiles s’était calmée, elles avaient repris leur place dans le ciel.

Devant lui se tenait une jeune fille à la peau opaline, qui semblait irradier de lumière. Elle était assise en tailleur dans le sable, le dos bien droit, un léger sourire aux lèvres. Sa mère lui interdisait de parler aux gens, a fortiori aux inconnus, car elle lui disait que ses paroles étaient dangereuses, il ne savait pas mentir, et elle ne voulait pas qu’il la ridiculise. Il se tut donc et attendit que la jeune fille parle la première.
“- Que fais-tu ici, fils du désert, seul dans la nuit ?”
Sa voix était musique. Ce devait être une fée. Une fée du désert.
“- Je vais chercher de l’eau à l’oasis pour Nerheli qui a soif. Je connais bien la route, je suis parti, mais…
– Mais la nuit est tombée et tu t’es perdu.”
Nerangol baissa la tête. 
“- Mère va me gronder si je tarde trop.” 
Une ombre passa dans ses yeux, vite chassée par un large sourire confiant :
“- Mais vous allez m’aider, puisque vous êtes une fée !”
La jeune fille rit doucement.
“- Disons cela, oui… je suis une fée. Alors, fils du désert, que désires-tu ? 
– J’ai soif, et faim. Et j’ai froid, un peu, aussi.”
Elle remplit une bouteille – apparue miraculeusement – avec du sable, qu’elle ferma et secoua vigoureusement. Le sable devint liquide doré, dont elle tendit un verre à Nerangol.
“- Bois, et tu n’auras plus soif.”
Il but à petite gorgée le nectar frais et parfumé qui étancha sa soif mieux que de l’eau.
Puis la jeune fille versa sur le sable un flacon de liquide scintillant, mélangea le tout, forma une boule de pâte qu’elle étala, souffla dessus, avant de la couper en larges parts dont elle lui tendit la plus généreuse.
“- Mange, et tu n’auras plus faim.”
Nerangol mangea le gâteau de sable ivoire avec gourmandise. Il avait un goût de perle-étoile sucrée.
Enfin elle fit voler du sable dans l’air, il en retomba une étoffe légère comme un voile mais chaude comme la laine, dont elle enveloppa les épaules de Nerangol.
“- Ainsi tu n’auras plus froid.
– Oh, merci. ” D’un bond le jeune homme s’était levé et avait enlacé la jeune fille fée. Lorsqu’il desserra son étreinte, elle le regardait avec attendrissement et, peut-être, une pointe de mélancolie, là, au fond de ses yeux gris.
“- Ne désires-tu pas autre chose, fils du désert ?
– Oh si, je voudrais rentrer chez moi avec de l’eau, comme ça mère sera fière de moi.
– Le jour va bientôt se lever, je vais te ramener chez toi. Tes outres sont déjà pleines. Mais je ne peux te dire si ta mère s’en réjouira.”
Et sur ces mots, elle le prit par la main. Ses outres lui pesaient sur le dos, mais le trajet fut bref : ils firent juste quelques pas, deux à droite, trois en avant, cinq à gauche.
“- Te voilà chez toi, fils du désert. Je dois maintenant te quitter.” Déjà sa lumière déclinait, tandis que le ciel s’éclaircissait. 
Nerangol lui prit le bras.
“- Attends, attends… ! Peux-tu me rendre intelligent s’il te plaît, pour que mère soit fière de moi, et que mon frère me parle comme à un quelqu’un, et que je puisse parler aux autres, et même, avoir des amis… ?
– Cela, malheureusement, je ne puis te le donner. Et même si je le pouvais, je ne suis pas sûre que ta vie serait plus douce. Jadis, j’ai connu quelqu’un comme toi, et… Non. Mais je vais te faire un dernier cadeau, puisque je n’ai de pouvoir que sur les choses matérielles. Comme je t’ai apporté nourriture et réconfort, tu apporteras nourriture et réconfort aux autres. Entre tes doigts, la sable deviendra gâteau lorsque tu le modèleras, et les cailloux des baies sucrées et parfumées. Vas-y, verse de l’eau sur le sol, plonge tes mains dans le désert, pétris-le et mange.”
Nerangol arrosa le sable, enfonça ses mains comme dans du limon, malaxa la pâte couleur ivoire et en porta un morceau à sa bouche. Il avait le goût d’un gâteau fondant et rassasiant, où les petits cailloux rosés s’étaient transformés en pépites fruitées. 
Il leva ses yeux pleins de gratitude, mais la fille fée était déjà partie.
“- Au revoir, et merci, merci, merci !” cria-t-il pour qu’elle l’entende, pensant qu’elle ne devait pas être bien loin.

Il rentra chez lui, le cœur empli de joie et de fierté, ses quatre outres pansues sur son dos, son gâteau de sable à la main.
Sa mère le reçut sans effusion aucune, comme s’il n’avait pas passé la nuit dehors. Il déposa son fardeau à ses pieds et lui tendit son gâteau doré.
“- Qui t’a donné ce gâteau ?” demanda la mère, méfiante.
“- C’est moi qui l’ai fait. J’ai versé de l’eau, j’ai pétri le sable et le gâteau était prêt.
– Tu mens, Nerangol. On ne peut pas faire un si beau gâteau avec du sable. Quelqu’un te l’as donné, et tu as inventé cette histoire pour faire ton intéressant.”
Les yeux de Nerangol s’emplirent de larmes.
“- Non, non, non ! J’ai rencontré une fée dans le désert. Elle m’a donné à boire et à manger, mais elle ne pouvait pas me rendre intelligent, alors elle m’a dit de jouer avec le sable pour faire des gâteaux.
– Tu racontes n’import quoi. Une femme a eu pitié de toi, et elle t’a offert ce gâteau, voilà tout. Retourne donc pétrir la pâte à galettes.

Jusqu’au soir, Nerangol s’attela à ses tâches quotidiennes pour satisfaire sa mère. Alors qu’il balayait le sol, son frère aîné se planta devant lui.
“- Alors, il paraît que tu es devenu cuisinier ?
– Oui,” répondit Nerangol en se redressant, ” je fais des gâteaux avec le sable.
– Montre-moi donc tes talents, j’ai hâte de goûter à ce chef-d’œuvre culinaire, si du moins j’arrive à le digérer.” le somma Nerheli avec une pointe de sarcasme.

Tout heureux, Nerangol l’emmena dehors, versa un peu de l’eau du linge sur le sol, pétrit la pâte sous les yeux moqueurs puis écarquillés de son frère. Dans ses doigts, le sable mouillé était devenu une pâte à gâteau, qui avait cuit au soleil en quelques secondes. Nerangol lui offrit une part qui était chaude comme si elle sortait du four. Nerheli mangea sans mot dire. Ses yeux rencontrèrent les prunelles lumineuses de Nerangol un court instant, puis ce dernier lui tourna le dos et s’en alla.

C’est ainsi que que commença la nouvelle vie de Nerangol le Fils du Désert. Chaque matin, il prenait place près du puits et offrait aux voyageurs le réconfort de son gâteau de sable et de son oreille attentive. Le reste du temps, il construisait d’immenses châteaux de sable labyrinthiques qui ravissaient les enfants. Sa générosité et don sourire conquirent tous ceux qui le rencontraient. On lui proposait repas et hébergement avec respect et attendrissement, et jamais plus il ne retourna vivre chez sa mère et son frère, qui attendait toujours – et vainement – que le bonheur se manifestât devant lui.

fondant haricots blancs

Il est paradoxal que dans notre société qui prône la tolérance, on enferme, on isole des êtres humains dans des instituts dits “spécialisés”.
Malgré les mesures nationales pour l’intégration des personnes handicapées, concernant essentiellement le handicap physique (accessibilité des lieux, de l’information, obligation d’emploi des personnes handicapées…) et les nombreuses campagnes de sensibilisation, le handicap, a fortiori mental fait de moins en moins partie de notre quotidien. On le cache, on le dissimule à notre regard, à notre gêne, à notre pitié, à notre crainte. Et ce faisant le risque est non seulement de l’oublier, d’oublier ces personnes, mais aussi de nourrir notre peur de l’Autre, de cet étranger. La peur est le fruit de l’ignorance.

Aujourd’hui, on “place” ces personnes dans des foyers médicalisés, véritable garderie pour simples d’esprit non productifs, non rentables, en plus de ne pas être de gros consommateurs.
À 21 ans, déjà à la retraite. Un emploi du temps se résumant à une, voire deux “occupations” par jour. Sans parler des repas inadaptés, malgré les récentes recherches sur les bienfaits d’une alimentation sans gluten ni caséine dans le cas des personnes autistes, ni de la surmédicalisation. 

Pourquoi n’existe-t-il pas en France des structures mêlant véritablement les personnes handicapées et non-handicapées, et ce, quel que soit leur handicap ? L’intégration scolaire n’en est encore qu’à ses balbutiements, et nécessite des adaptations matérielles et professionnelles (dans l’idéal, un éducateur pour un jeune, en renfort du professeur). Et cela devient encore plus complexe à l’âge adulte… Les ESAT, ou Établissements et Service d’Aide par le Travail, s’ils visent effectivement l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, ne sont réservées qu’à ces dernières, et encore faut-il qu’elles répondent à certains critères d’aptitude au travail.


Je souffre à l’idée de penser que c’est là leur destin, son destin. Rester enfermer à s’occuper avant de finir à l’espace médicalisé, avec quelques sorties dans le “monde” hebdomadaires, puis mensuelles, puis annuelles. Alors que je sais, que je sens, sue lui aussi possède une étincelle en lui, la même que la mienne. Lui aussi a quelque chose à accomplir sur Terre. 

Ma vision du monde n’est pas meilleure que la sienne, ce n’est pas parce que j’ai les mots, que j’ai accès à une multitude d’informations – qui ne sont pas les faits – , que j’en sais plus que lui, que j’ai moi, le droit de participer à la “vie active”, que j’ai la chance d’échanger, de rencontrer d’autres personnes, de découvrir de belles choses visuelles, gustatives, musicales, littéraires, artistiques…

“Chacun de nous, dans sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle.
 À cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on n’a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps s’écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu’il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle.”
COELHO Paulo, L’Alchimiste, Paris : J’ai lu, 2010, p. 43.
“[…] qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’Âme de l’Univers. C’est ta mission sur Terre.”
Id., p. 44.


Mais pour qu’il puisse accomplir cette Légende Personnelle, il faudrait déjà qu’il ne soit pas enfermé dans un institut, dans une case. J’ai eu les larmes aux yeux en lisant les dernières pages des Fleurs pour Algernon, la description de l’Asile Warren, ce “non-lieu” où règne à la fois le désespoir et la douceur. Et puis j’ai enchaîné avec deux récits où soufflait le vent du désert et un autre souffle divin : La Nuit de feu, d’Éric-Emmanuel Schmidt, et L’Alchimiste, de Paulo Coelho. 
De là est née cette histoire, l’histoire de Nerangol, le fils du désert, qui lui, accomplit sa Légende Personnelle, tandis que son frère l’enterre dans son cœur par lassitude, par paresse ou par orgueil. Accomplir sa Légende Personnelle, ce n’est pas créer l’Inédit, c’est être créateur. 
N’ayons pas la prétention de croire qu’enfermer des êtres “différents” est nécessaire et bénéfique pour leur protection, leur confort, pour notre protection, pour notre confort.

Je sais bien que cette pensée relève de l’utopie dans une société où le maître mot est la productivité et non la solidarité. Il est vain d’attendre que la nouveauté vienne d’en-haut (mais ici-bas). Je me battrai pour qu’il est une place, sa place, sur Terre, parmi nous, avec nous.


fondant haricots blancs


Pour 4 à 6 personnes :

300 g de haricots blancs cuits (environ 120 g crus)
75 ml de lait de riz/coco (ou autre lait végétal + 1 càc de beurre de coco)
75 g de farine de riz
1 càs d’huile de coco (environ 20 ml)
1 càs de purée d’oléagineux au choix (noix de cajou, cacahuète…)
30 à 50 g de sucre de fleur de coco
1 càs de grains de vanille
1 pincée de bicarbonate de soude alimentaire
1 pincée de sel (sauf si les haricots blancs étaient en conserve)
1 poignée de gemmes au choix : framboises ou autres fruits rouges ou bleus, pépites de chocolat, fruits secs, oléagineux…
 
Si vous prenez le temps de cuire vous-mêmes vos haricots blancs, voici le procédé à suivre :
♦ Faire tremper 120 g de haricots blancs dans de l’eau pendant une nuit.
♦ Le lendemain, égoutter et rincer les haricots blancs avant de les faire cuire 45 minutes à 1 heure, selon la variété choisie, avec un morceau d’algue kombu (par ses propriétés émollientes, elle amollit la peau des légumineuses et les rend ainsi plus digestes).
Personnellement, je fais toujours cuire une quantité assez conséquente de légumes secs. Cuits, ils se conservent 5 jours au réfrigérateur, et plusieurs mois au congélateur.
 
Préchauffer le four à 200°C.
♦ Mixer les haricots blancs cuits, le lait végétal, l’huile de coco, la purée d’oléagineux.
♦ Dans un saladier, mélanger la farine de riz, le sucre, la vanille, le bicarbonate de soude (et le sel si les haricots blancs n’étaient pas en conserve). Verser ensuite le mélange nacré de haricots blancs, bien amalgamer le tout.
♦ Ajouter les gemmes/pépites choisies, et les incorporer avec délicatesse dans la préparation.
♦ Verser dans un petit moule à cake ou carré, préalablement huilé.
♦ Cuire environ 15 à 20 minutes en surveillant bien. La surface soit se craqueler sans trop dorer.

♦ Laisser tiédir avant de déguster, tiède avec une boule de glace, ou frais à l’heure du thé.

blondie haricots blancs
Version nature, avec une glace maison banane-framboise

Notes

Vous pouvez utiliser n’importe laquelle des nombreuses variétés de haricots blancs, du lingot au coco, en passant par la mogette de Vendée. Par contre, je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de les cuire vous-mêmes, quitte à en congeler une partie pour en avoir toujours sous la main. Toutefois, les haricots secs en conserve restent une bonne alternative (s’ils ne sont pas salés ou trop cuits). Pour les avoir testées de nombreuses fois, ma préférence va aux mogettes de Vendée cuites maison, car leur peau est très fine et leur chair très dense (et qu’en plus elles viennent d’à peine quelques kilomètres de chez moi !). Mais j’apprécie aussi les petits cocos de Paimpol ♥.

En poussant la créativité un peu plus loin, on peut aussi remplacer les haricots blancs par n’importe quel autre légume sec. J’ai déjà vu des recettes de blondies à base de pois chiches, par exemple. Une version violette aux haricots rouges est elle aussi prometteuse.


Quelques idées d’associations gourmandes

Version douce et fruitée (la version ci-dessus) :
Gemmes roses (framboises, fraises, cranberries séchées…), violacées (mûres) ou bleues (myrtilles) + lait de riz-coco + purée de noix de cajou  + vanille
 
Version cookie
Pépites de chocolat + lait d’amande + purée de cacahuète + vanille
 
Version cookie tout choco 
Pépites de chocolat + lait d’amande + purée de cacahuète + vanille + poudre de cacao (1 càs)
 
Version brownie
Noix, noisettes et/ou amandes concassées ou entières + lait d’amande + vanille + poudre de cacao (1 càs)
 
Version violette
Gemmes violettes ou bleues (mûres, myrtilles) + lait de riz-coco + purée de noix de cajou + vanille + poudre d’açai (1 càc)
On peut aussi remplacer les haricots blancs par des haricots rouges, et 25 g de farine de riz par 25 g de farine de maïs mauve.
 
Version jaune soleil
Perles dorées (fruits frais jaunes comme les nectarines ou pêches jaunes, les mirabelles, l’ananas, la mangue… ou secs comme les raisins blonds, la mangue séchée) + lait de riz-coco + purée de noix de cajou ou d’amande + vanille + curcuma
 
Version amandine
Amandes entières ou concassées + lait d’amande + purée d’amande + vanille
gâteau haricots blancs
 





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