Anne… La Maison aux pignons verts, Lucy Maud Montgomery (roman, 1908)

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Anne... La Maison aux pignons verts, Lucy Maud Montgomery (roman, 1908)

Anne… La Maison aux pignons verts, Lucy Maud Montgomery (roman, 1908)

La série télévisée ayant été un coup de cœur, j’ai tout de suite voulu me plonger dans les livres de Lucy Maud Montgomery, d’autant plus lorsque j’ai appris avec tristesse que la série s’arrêtait à la saison 3… Malheureusement bis, les romans ne sont pas si simples à trouver pour le moment (même si une nouvelle édition française devrait bientôt voir le jour). J’ai donc ressorti ma liseuse et téléchargé le premier tome en français (et les deux suivants en anglais pour un petit défi personnel, j’en reparlerai dans mon esquisse d’avril sans doute !).

Alors bien sûr, il y a des différences avec la série, mais on retrouve l’atmosphère champêtre et poétique d’Avonlea, la personnalité fantasque et créative d’Anne, jeune orpheline rousse recueillie par Marilla et Matthew, deux fermiers restés célibataires. Ce premier tome, scindé en courts chapitres, raconte les péripéties de la jeune Anne “avec un E”, parce que cela sonne plus raffiné, de son arrivée au Domaine des Pignons Verts à ses seize ans. De fait, j’ai trouvé que la série prenait plus son temps et détaillait davantage la jeunesse d’Anne (3 saisons pour couvrir cette période) : je suppose que certains événements u personnages apparus dans la série vont être développés dans les prochains livres. En tout cas, je l’espère, car certains apportent vraiment de la profondeur au récit, en traitant notamment de sujets comme l’homosexualité, le racisme, la puberté, la place de la femme… Sujets qui ne sont pour le moment qu’évoqués dans ce premier tome.

C’est léger, touchant et dynamique, un mélange de Jane Eyre, de La Petite maison dans la prairie et des Quatre filles du Docteur March. Les personnages sont tous attachants et complexes, de la rigide mais empathique Marilla au timide mais déterminé Matthew, sans compter Anne, parfois agaçante mais toujours entière, émerveillée de tout et enthousiaste. Une bouffée d’air frais et joyeux, qui donne envie de courir dans les champs, de se faire des couronnes de fleurs et de s’inventer mille histoires !

Anne... La Maison aux pignons verts, Lucy Maud Montgomery (roman, 1908)

Atmosphère/climat : le cœur du printemps, une matinée encore fraîche et pleine de rosée mais déjà lumineuse, les insectes et le pollen tourbillonnant dans les airs.

Saveur : ronde et sucrée, avec une petite pointe d’acidité, comme une mie tendre.

Parfum : mélange d’herbe fraîche et humide, de bois coupé et de pain chaud qui sort du four.

Rythme : rapide, alerte, décidé.

Sonorité : éclats de rire, bavardages incessants, bruits de pas qui courent, gazouillis des oiseaux, bourdonnement des abeilles.

Couleur : un trio de vert printemps, de jaune doré des blés et de roux (bien évidemment !).

Mots-clefs : adoption, Canada, ferme, orpheline, enfance, école, adolescence, amour, amitié, imaginaire.

Fratrie culturelle :

MURAIL Marie-Aude. Miss Charity. Paris : L’École des loisirs, 2008. Illustrations de Philippe Dumas. 

Charity est une petite fille de la bonne société anglaise en 1880. Endeuillée par la mort de ses petites sœurs, sa famille lui accorde peu d’attention, aussi se réfugie-t-elle auprès de sa bonne Tabitha. Elle élève également des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur, espérant qu’un jour quelque chose rompra sa solitude.


GILBERT Elizabeth. L’Empreinte de toute chose. Paris : Calmann-Lévy, 2014. 611 pages.

Alma Whittaker naît avec le XIXe siècle à Philadelphie, d’un père anglais botaniste et roublard et d’une mère hollandaise érudite et rigoureuse. En grandissant, Alma acquiert une intelligence éclectique et se passionne pour la botanique, puis pour Ambrose Pike, illustrateur de génie. Comme elle, il cherche à percer les secrets du monde qui l’entoure, mais préfère la pensée ésotérique.


COLLIGNON Daphné. Calpurnia T1 (le tome 2 vient de sortir). D’après le roman de Jacqueline Kelly. Paris : Rue de Sèvres, 2018. 88 pages.

En 1899, Calpurnia Tate, 11 ans, habite au Texas, dans le comté de Cadwell. Avec l’aide de son grand-père, un naturaliste, elle observe les sauterelles, les lucioles ou les opossums et développe son esprit scientifique. Elle se pose mille questions et se demande si la science peut être une voie sur le chemin de la liberté pour une jeune fille à l’aube du XXe siècle.


BRONTË Charlotte. Jane Eyre. Traduit de l’anglais par Charlotte Maurat. Paris : LGF, 2008. 539 pages. (Collection Le Livre de Poche).

Une jeune gouvernante aime le père de ses élèves et est aimé de lui. Mais elle résiste à cet amour lorsqu’elle découvre l’existence de sa première femme, une pauvre folle qu’il a fait enfermer.

En accompagnement : une belle brioche à partager, à la mie filante et aérienne, avec de la confiture de fruits cueillis au jardin ou dans la forêt.


MONTGOMERY Lucy Maud. Anne… La Maison aux pignons verts. Saga d’Anne livre 1. Traduit de l’anglais par Henri-Dominique Pratte. Ebook. Québec Amérique, 2011.

Matthew Cuthbert et sa sœur Marilla ont décidé d’adopter un enfant pour les aider aux travaux de la ferme. Or, au lieu du garçon attendu, une surprise les attend à la gare : une fougueuse jeune fille ! L’affection des Cuthbert pour la brillante et expressive Anne grandit rapidement, et ils décident de la garder avec eux. Une fois installée aux Pignons verts, la rouquine se fait plusieurs amis, mais aussi quelques ennemis. La petite orpheline pourra-t-elle contrôler son caractère fort et demeurer à l’écart des ennuis ?

6 thoughts on “Anne… La Maison aux pignons verts, Lucy Maud Montgomery (roman, 1908)

    1. Merci Claire ! Oui, c’est vrai que comme disait Julien Green, “Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade” ! J’ai la chance de vivre à la campagne et de pouvoir sortir dans mon jardin, mais une petite dose d’évasion en plus n’est pas de refus en ce moment ! Bises.

  1. Je ne connaissais pas du tout, ni le livre, ni la série (je ne suis pas très série), mais ta critique me donne vraiment envie de le lire. Je cours voir si ils l’ont à ma bibliothèque (elle est fermée, mais on peut faire des réservations pour après le confinement), et sinon je tâcherai de le trouver par un autre biais… J’espère que tout se passe bien pour toi. A bientôt, je t’embrasse

    1. Oulah, cela m’étonnerait que tu le trouves malheureusement Milounette ! Je travaille en bibliothèque, et ne l’ai trouvé dans aucune des bibliothèques de mon réseau, ni à la bibliothèque départementale ! J’ai dû le télécharger sur ma liseuse. Mais je crois qu’on peut commander une édition québécoise en librairie… et peut-être qu’ils vont être réédités en France.
      Sinon, tout va bien de mon côté, j’entame cette 4e semaine de confinement avec ma foi pas mal de sérénité. J’espère qu’il en est de même de ton côté.
      Bises et à bientôt !

      1. Tant mieux si tout va bien pour toi. Ici j’ai des hauts et des bas, mais heureusement plus de hauts que de bas !!!
        Pour le livre en effet, j’ai regardé, il n’est dans aucun des catalogues des bibliothèques que je fréquente… Je vais voir si j’arrive à le commander en magasin, et sinon je piquerai sa liseuse à ma soeur à la fin du confinement pour le télécharger dessus !! (et je lui ferai les yeux doux pour qu’elle me la prête le temps que je le lise…). Je t’embrasse.

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